L’énergie verte éolienne connaît aujourd’hui des difficultés de développement. Elle est victime d’une guérilla juridique menée habillement par ses opposants les plus farouches. L’image de l’énergie propre est salie par ses détracteurs dans une lutte de communication sans précédent utilisant l’arme du droit pour anéantir son image dans l’opinion public et celle des investisseurs.
Nombreux recours devant les tribunaux contre l’éolien sont en cours. Ces batailles juridiques ont pour effet d’ensevelir les moulins à vent sous une infinité de nouveaux textes alourdissant ainsi les démarches administratives à son implantation et ayant, bien sûr, pour effet collatéral de ternir son image. Alors que les éoliennes symbolisent la lutte contre le dérèglement climatique, le développement de l’économie verte, l’alternative aux énergies fossiles et nucléaires, les zones de turbulence juridique les associent maintenant à des appellations réglementaires biscornues – ICPE, SRCAE, SRE, ZDE – et non au green-business. Nouvelle humiliation, depuis 2010 les parcs éoliens sont classés et soumis aux règles des établissements industriels dangereux entachant ainsi l’image positive de cette énergie verte. En Europe, la France est le premier gisement de vent. L’énergie éolienne est illimitée, elle pourrait donc être une alternative durable face à la raréfaction des matières premières, à l’urgence environnementale et à « l’incertitude écologique » du nucléaire. Il y donc là un débat à tenir sur cet enjeu pour notre civilisation, il est grand temps que nos politiques fixent clairement un cap à son développement « durable ».

Baptiste ANDRIEU
b.andrieu@l-estrade.fr