findusLe scandale alimentaire qui happe Findus peut être minimisé en disant qu’après tout il n’y a pas mort d’homme ! Le fait est indéniable, mais la tromperie sur la marchandise constitue un cas flagrant d’escroquerie du client qu’on suppose roi.

Or l’on sait que dans la délinquance et le crime c’est le premier pas qui coûte. Après le cheval vendu sous l’étiquette du bœuf, quelle frontière morale interdit de commercialiser de la viande avariée ?

Apparemment aucune, si l’on ajoute foi aux dénonciations d’un ancien cadre de Flunch. Pendant des mois, en 2007, le Flunch de Boulogne aurait servi de propos délibérés de la viande périmée à ses clients.

Les pays développés multiplient les normes sanitaires (des milliers !) mais sont partout secoués par des scandales qui touchent la cuisine industrielle. En Islande, on vient de trouver des tartes à la viande sans viande et en Afrique du Sud des bâtonnets de viande séchée censée contenir de l’antilope composés de girafe ou de kangourou !

Devant la faillite des plats industriels, on ne peut que recommander de réapprendre à cuisiner et à ne manger que la viande qu’on a soi-même apprêtée !

Hervé BOCO
h.boco@l-estrade.fr