Cette prière solennelle est l’un des sommets du chant grégorien. La version de Notre Dame de Paris (ci-dessous) y est encore plus émouvante puisqu’elle bénéficie du magnifique orgue de la cathédrale et de l’indépassable Pierre Cochereau.

Le Te Deum est chanté dans les pays catholiques à l’occasion de très grands événements, tels l’élection d’un pape, le couronnement d’un roi, une victoire militaire ou encore comme Philippe II d’Espagne pour célébrer le massacre de la Saint Barthélemy.

Beaucoup de musiciens ont aussi composé des Te Deum (Charpentier, Purcell, Haydn, Mozart, etc.). Il constitue même un passage obligé pour les compositeurs dans la musique sacrée. A l’époque classique c’était même une façon de faire habilement sa cour au souverain. Il suffit d’écouter, par exemple, le Te Deum de Charpentier dont un passage est l’air de l’eurovision et dont l’ensemble convoque des voix nobles.

Un autre Te Deum est très célèbre, mais dans un cadre profane, avec des paroles rien moins que sacrilèges (dans une église, Grand Dieu !). C’est le Te Deum dans La Tosca où le baron Scarpia se promet une conquête qui n’a rien à voir avec la conversion de l’âme !

Heureux sont les temps qui savaient s’incliner devant le mystère insondable de l’univers et louer la beauté sidérante de la nature !

Hervé BOCO
h.boco@l-estrade.fr

Te Deum laudamus,

te Dominum confitemur.

Te aeternum Patrem,

omnis terra veneratur.

Tibi omnes angeli,

tibi caeli et universae potestates,

tibi cherubim et seraphim,

incessabili voce proclamant :

« Sanctus, Sanctus, Sanctus

Dominus Deus Sabaoth.

Pleni sunt caeli et terra

maiestatis gloriae tuae. »

Te gloriosus Apostolorum chorus,

te prophetarum laudabilis numerus,

te martyrum candidatus laudat exercitus.

Te per orbem terrarum

sancta confitetur Ecclesia,

Patrem immensae maiestatis;

venerandum tuum verum et unicum Filium ;

Sanctum quoque Paraclitum Spiritum.

Tu rex gloriae, Christe.

Tu Patris sempiternus es Filius.

Tu, ad liberandum suscepturus hominem,

non horruisti Virginis uterum.

Tu, devicto mortis aculeo,

aperuisti credentibus regna caelorum.

Tu ad dexteram Dei sedes,

in gloria Patris.

Iudex crederis esse venturus.

Te ergo quaesumus, tuis famulis subveni,

Quos pretioso sanguine redemisti

Aeterna fac cum sanctis tuis

in gloria numerari4.

Salvum fac populum tuum, Domine,

et benedic hereditati tuae.

Et rege eos

et extolle illos usque in aeternum.

Per singulos dies benedicimus te ;

et laudamus nomen tuum in saeculum,

et in saeculum saeculi.

Dignare, Domine, die isto

sine peccato nos custodire.

Miserere nostri, Domine,

miserere nostri.

Fiat misericordia tua, Domine, super nos,

quemadmodum speravimus in te.

In te, Domine, speravi :

non confundar in aeternum.

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