L’assassinat de John Kennedy le 22 novembre 1962 à Dallas a enfermé le 35ème président des états unis dans sa légende. L’homme qui accompagnait Jackie, qui avait les faveurs de Marylin est désormais le modèle de tous les hommes politiques occidentaux qui veulent donner un air de jeunesse et de modernité à leur pouvoir.

Cependant, aucun n’y est véritablement parvenu. Tout d’abord parce que Kennedy a exercé le pouvoir à une époque où l’Amérique était prospère, empli de rêves et leader incontesté du « monde libre ». Aussi, l’épopée familiale des Kennedy incarnait-elle à merveille le rêve américain. Ensuite, la jeunesse voulait tourner la page de la seconde guerre et croire dans la détente. L’époque des politiciens hiératiques était révolue. Kennedy était donc le premier président « cool » sans chapeau, bronzé et éternellement souriant, promettant une nouvelle frontière qui conduirait l’Amérique à planter son drapeau sur la lune.

La beauté physique et, pour les américains, racée du couple présidentiel donnait ce vernis de royauté propre à fasciner l’Amérique.

Néanmoins, le président est parti trop tôt pour que l’on puisse tirer un bilan univoque de son administration. Après tout, les principales mesures de société comme la participation des noirs à la vie politique sont le fait de son successeur Lyndon Johnson. John Kennedy a lancé la participation des états unis à la guerre du Vietnam. Il a lamentablement échoué dans la tentative de renversement de Fidel Castro à Cuba lors de la baie des cochons en 1961. Il a enfin conduit le monde tout près de l’anéantissement nucléaire en 1962.

Mais il est l’orateur de très beaux discours comme celui de son investiture ou celui de Berlin.

La légende Kennedy continuera à fasciner les états unis parce qu’elle leur rappellera l’âge d’or où la société de consommation était une caverne d’Ali Baba pour les américains.

Hervé BOCO
h.boco@l-estrade.fr

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