Alstom : ce n’est que le début

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Alstom : ce n’est que le début

Si dans toute cette histoire, il n’y avait qu’un chiffre à retenir ce serait celui-ci : 40%. Il n’a nullement rapport avec la société Alstom ou l’une ou l’autre des sociétés General Electric ou Siemens. Il s’agit du nombre de sociétés du CAC 40 qui pourraient subir d’ici à 2020 un rachat par de grands groupes internationaux.

Aussi volontaire que puisse être Arnaud Montebourg, il ne fait que « sauver » les entreprises une par une, plutôt que de tenter de réformer le système dans son ensemble. Je m’explique.

Les 40% des entreprises en question ne possèdent pas d’actionnaires suffisamment importants avec une majorité clairement établie. Ils sont tout au plus un agrégat d’actionnaires pesant au mieux 10%. La présence de Bouygues (29%) chez Alstom fait clairement figure d’exception. Un acheteur potentiel n’aurait donc pas grand mal à s’emparer d’Alcatel-Lucent, de Cap Gemini, et d’autres. Quand bien même l’Etat souhaiterait acquérir des participations dans ces entreprises, les moyens à mettre en œuvre. Ses bras armés, comme la fameuse BPI, ne peuvent être présents partout.

Quels remèdes pour ce mal ? Les fonds de pension, très peu développés en France, et une meilleure gestion du portefeuille des participations de l’Etat. En vendant environ 30% de sa participation au sein d’EDF, actuellement de 84%, l’État pourrait récupérer 30% d’Alstom.

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